POURQUOI JEAN XXIII ?
Les chrétiens, nous sommes insérés dans une histoire, dont trop souvent nous connaissons bien peu de choses. Du coup, nous avons du mal à comprendre certaines orientations ou décisions qui engagent l’ensemble des chrétiens, et les relations entre générations de chrétiens et même de prêtres n’en sont pas facilitées.
Dans l’histoire toute récente de l’Eglise, il y a un événement qui a marqué et marquera durablement la vie des chrétiens, il s’agit du Concile Vatican II qui s’est ouvert il y a cinquante ans, le 8 octobre 1962. Beaucoup d’entre nous n’avaient pas encore vu le jour et, pour eux, l’événement fait partie du passé. Les plus âgés, au contraire, se rappelleront peut-être l’enthousiasme suscité par la convocation de tous ces évêques du monde entier au Vatican, dans la basilique Saint Pierre.
L’événement a eu des répercussions considérables dans la vie de l’Eglise et tout particulièrement son rapport avec le monde, avec les religions non-chrétiennes et les chrétiens des autres confessions. C’était une première ! On peut dire que la physionomie actuelle de l’Eglise catholique s’est dessinée à cette occasion.
Celui qui a eu l’idée de réunir ainsi les évêques du monde entier pour cet “aggiornamento” de l’Eglise est le pape Jean XXIII, qui, à peine élu au pontificat, annonça son intention de réaliser un Concile d’ouverture par lequel l’Église se mettrait à l’écoute du monde, dans une attitude de dialogue et d’échange. Autour de lui, on réagît alors avec surprise, et même une certaine consternation : on jugeait l’entreprise risquée ; au milieu d’un monde secoué par des courants parfois violemment opposés, il paraissait plus opportun de présenter l’Eglise comme une référence solide et immuable, et d’en rester aux acquis des conciles précédents, dont le dernier avait été interrompu par la guerre en 1870 et l’avant-dernier remontait au milieu du 16ème siècle, au temps de la Réforme protestante. Jean XXIII tint ferme, avec la conviction que l’intuition qu’il avait eue ne pouvait venir que de l’Esprit saint ! Il inaugura donc le Concile et participa à la 1ère session, avant de mourir en 1963. À sa mort, tous ceux qui avaient pensé qu’il serait un pape de transition, le pleurèrent comme « le bon pape Jean », tant il était devenu le signe de la bonté de Dieu envers tous les hommes.
Mettre notre Centre Paroissial sous son patronage nous engage à en faire un lieu de rencontre, d’ouverture et de dialogue, à l’écoute du monde et des questions qui l’agitent… à la suite de Jean XXIII !
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